Lancement par le Mouvement International pour la Réparation (MIR) et le Comité International des Peuples Noirs (CIPN) d’une conférence Internationale sur la Reconstruction d’Haïti Le tremblement de terre survenu le 12 Janvier 2010 à Haïti a engendré un drame humanitaire qui restera gravé dans les mémoires. Devant l’immensité de la catastrophe et à peine quelques heures du séisme, HAITI est devenu le centre du monde oŭ convergent les secours en provenance des pays proches et amis, mais aussi des Etats les plus puissants de la planète. Cette présence massive du monde réunie sur cette terre déchirée témoigne de la mauvaise conscience qui continue malgré tout d’habiter la mémoire des nations les plus puissantes, en regard des violences que ces dernières ont fait subir depuis deux siècles à l’ensemble de cette autre part de l’humanité qu’on dit Tiers Monde. Ce début d’année 2010 pour HAITI et le reste du monde semble nous renvoyer comme à sa figure tragique, au début de l’an 1804 oŭ HAITI traversé par un autre tremblement s’insurgeait pour entrer dans l’histoire du monde en rendant l’esclave noir à son humanité et à la même liberté que le blanc occidental après avoir défait héroïquement l’armée la plus puissante de l’époque. Face à cette irruption de l’homme noir, ayant bravé un ordre qui faisait monde contre l’épopée glorieuse, héroïque, généreuse et humaniste de Toussaint LOUVERTURE, et l’insolence de cette petite île de la Caraïbe qui osait ramener l’esclave noir alors assigné à l’état de meuble au même rang que l’homme blanc, l’ensemble des Etats esclavagistes de l’époque transformés aujourd’hui grâce à la colonisation, en grandes puissances occidentales, au premier rang desquelles la FRANCE et les USA, allait faire du Pays HAITI l’ennemi public et l’objet d’une guerre continue pour rabaisser ce qu’elles considéraient comme pure arrogance insupportable. Les temps ont changé, faut-il l’espérer, et nous prenons acte de la déclaration du Président de la République Française demandant l’annulation de la dette d’HAITI, ainsi que la participation des Etats riches à la reconstruction d’HAITI terrassé par les puissances telluriques sur fond d’une conférence internationale initiée par la FRANCE, les USA, et le BRESIL sous l’égide de l’ONU. Il a fallu ce drame et les dizaines de milliers de morts pour que le Président de la République Française prenne enfin à son compte ce que nombre d’organisations de la société civile réclament depuis des décennies. Il a fallu que la terre craque pour que les esprits s’ouvrent vers ceux que le colonialisme a mis pendant des siècles dans l’obscurité. Nous appelons solennellement le Président de la République Française à joindre les actes à la parole, cette parole qui depuis des années est tenue par le MIR et le CIPN. Nous donnons acte à Barak OBAMA, Président des Etats-Unis de ses déclarations aux termes desquelles les USA aideront HAITI « Aujourd’hui, demain et dans l’avenir». Nous rappelons à ce Président de la première puissance du monde que cette aide doit se faire sans contrepartie, et que le peuple d’HAITI, au-delà de sa souffrance d’aujourd’hui est debout et prêt à assumer son destin et qu’il ne peut donc être question que les USA se maintiennent en HAITI en force d’occupation à l’occasion de leur action humanitaire. L’aide des puissances occidentales à ce petit pays qui a dit non au crime contre l’humanité n’est que la contrepartie d’un devoir de réparation auquel sont tenus tous les anciens Etats esclavagistes et spoliateurs de peuples amérindiens. Aussi, nous, héritiers d’ascendance d’Africaine des personnes déportées rendues esclaves, ainsi que descendants d’Amérindiens, sommes solidaires de ce peuple à nouveau meurtri et appelons à l’organisation d’une Conférence Internationale pour la Reconstruction d’HAITI sur la base de la Réparation et du respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En nous déclarant solidaires du peuple d’HAITI, nous réclamons que cette reconstruction du pays d’HAITI se fasse sous le contrôle du peuple Haïtien et dans une transparence qui n’autorise plus les dérives du passé et la ruine toujours renouvelée depuis plus d’un siècle de l’aide internationale. Toute reconstruction qui n’aura pas comme règle la fin des corruptions et des discriminations est injure à tous ceux qui ont péri dans les violences de la nature et irresponsabilité de ceux qui prétendent poursuivre l’œuvre de reconstruction. Cette reconstruction ne sera reconstruction que si elle se fait sous la responsabilité du peuple Haïtien et dans ses intérêts propres. « Nous sommes tous des Haïtiens ». Garcin MALSA Luc REINETTE Pour le pour le Le 18-01-2010MIRCIPN
PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE A MONSIEUR LE DOYEN DES JUGES D’INSTRUCTION TGI DE FORT-DE-FRANCE L’association Mouvement International pour les Réparations dit M.I.R. Martinique, Association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant son siège social 3, rue Plateau Fabre – Maison n°5 – 97200 MARTINIQUE, représentée par son Président en exercice Monsieur Garcin MALSA, élisant domicile au cabinet de Maître Dominique MONOTUKA sis à FORT DE FRANCE, 48, rue Schoelcher Immeuble Bel Azur 97200 - agissant en qualité de partie civile fondant son action sur les dispositions de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Et Le Collectif des fils et filles des Africains déportés dit C.O.F.F.A.D. Association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant son siège social 39 Route de Champigny – 94350 VILLIERS-SUR-MARNE, représentée par son Président en exercice Monsieur Assani FASSASSI, élisant domicile au cabinet de Maître Dominique MONOTUKA sis à FORT DE FRANCE, 48, rue Schoelcher Immeuble Bel Azur 97200 - agissant en qualité de partie civile fondant son action sur les dispositions de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Ayant pour Avocats : Maître Dominique MONOTUKA Avocat au Barreau de Fort-de-France, y demeurant 48, rue Schoelcher - Immeuble Bel Azur 97200 Maître Claudette DUHAMEL Avocat au Barreau de For t-de-France, y demeurant 48, rue Schoelcher - Immeuble Bel Azur 97200 Maître Frantz LEBON Avocat au Barreau de Fort-de-France, demeurant 2, rue d la Libération 97230 SAINTE-MARIE Maître Georges-Emmanuel GERMANY Avocat au Barreau de Fort-de-France, y demeurant 93, rue Victor Sévère – 97200 Maître Alban COULIBALY Avocat au Barreau de Fort-de-France, y demeurant 25, rue Robespierre – 97200 A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER LES FAITS SUIVANTS Attendu que la loi nº 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l'humanité dispose en son article 1er : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité ». Attendu que la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse dispose : « Article 23 •Modifié par Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 - art. 2 JORF 22 juin 2004 Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet. Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation n’aura été suivie que d’une tentative de crime prévue par l’article 2 du code pénal. Article 24 •Modifié par Loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 - art. 20 JORF 31 décembre 2004 •Modifié par Loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 - art. 22 JORF 31 décembre 2004 Seront punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n’aurait pas été suivie d’effet, à commettre l’une des infractions suivantes : […] Seront punis de la même peine ceux qui, par l’un des moyens énoncés en l’article 23, auront fait l’apologie des crimes visés au premier alinéa, […]des crimes contre l’humanité […]. Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement ». Attendu que dans le journal ANTILLA N° 1412 du 15 Juillet 2010, l’association TOUS CREOLES ! et son président Monsieur Roger de JAHAM, sous couvert de « fraternisation », ont publiés un article intitulé « Un bilan en forme d’attente et d’espoir… Assemblée générale du samedi 3 Juillet 2010 Le discours de Roger de JAHAM, co-président Où en est ‘‘Tous Créoles’’ » dans lequel Monsieur Roger de JAHAM, après avoir affirmé : « Car il y a longtemps que ‘‘ cuisine créole ’’, ‘‘ maison créole ’’, ‘‘ chien créole ’’ ou ‘‘ littérature créole’’ ne désigne plus la cuisine, l’habitation, le chien ou les écrits de ‘‘ personnes de race blanche nées dans les Antilles intertropicales ’’. Nous entendons donc nous atteler à la tâche d’essayer de faire actualiser, dans les dictionnaires français – et dans tous les dictionnaires – les définitions courantes du terme ‘‘ créole ’’, en nous appuyant non seulement sur les positions de CESAIRE, mais aussi sur les travaux de personnalités comme Jean BERNABE ou Patrick CHAMOISEAU, ce dernier ayant d’ailleurs expliqué : ‘‘ Maîtres et esclaves, békés et ouvriers se côtoient dans l’espace de l’habitation, se créolisant ainsi ’’ ». a déclaré : « La créolité est aujourd’hui reconnue comme étant un agrégat d’éléments biologiques et culturels caraïbes, européens, africains, asiatiques et levantins, réunis sur le même sol par l’Histoire. Ce sol englobant par définitions la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, l’île Maurice ou la Réunion, ou encore Sainte-Lucie, la Dominique ou la Barbade, mais encore bien d’autres endroits de la planète, en fait partout où le chaudron de l’esclavage a généré un tel entremêlement. Nous devrions, au XXIe siècle, pouvoir tirer une force prodigieuse de cet extraordinaire patchwork d’hommes et de femmes ayant la peau pâle ou brune, les yeux clairs ou sombres, le cheveu lisse ou crépu ». 1.L’apologie de crime contre l’humanité Attendu que le fait d’avoir créolisé les personnes qui ont été esclaves constitue le moyen et la condition politique très particuliers de réalisation du crime condamné par la loi nº 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l'humanité. Attendu que l’association TOUS CREOLES ! et son président Monsieur Roger de JAHAM tiennent ainsi un discours qui a pour objectif de réhabiliter ce fait criminel que les esclavagistes ont créolisé les hommes et les femmes qui ont été mis en esclavage et leurs descendants. Attendu que ce faisant, l’association TOUS CREOLES ! et son président Monsieur Roger de JAHAM font l’apologie de crime contre l’humanité. Attendu que la créolisation est en effet un processus intrinsèque à cet esclavage qui a été mis en place afin d’asservir plus efficacement les personnes réduites en esclavage et leurs descendants. Attendu que l’association TOUS CREOLE ! et Monsieur Roger DE JAHAM connaissent ce qu’est créoliser les esclaves et leurs descendants et son corollaire qu’est la créolité. Attendu que cet esclavage se caractérise par le fait qu’il s’accomplit en procédant à la créolisation des Africains et de leur descendants afin que ces esclaves s’adaptent et s’accommodent de sa violence et de sa domination criminelles. Attendu que c’est ainsi que l’historienne Florence GAUTHIER, dans son ouvrage intitulé « L’aristocratie de l’épiderme, le combat de la Société des Citoyens de couleur 1789/1791 », décrit ce processus consubstantiellement lié à cet esclavage qualifié en 2001 par le Parlement français de crime contre l’humanité : « Les esclaves formaient deux groupe distincts, selon la division du travail sur la plantation sucrière. Les captifs fraîchement débarquées d’Afrique, appelés Bossales, travaillaient au champs. Les conditions de travail y étaient très dures, mais les maîtres laissaient une certaine autonomie aux Bossales, pour permettre la réalisation du processus de créolisation qui consistait à transformer des captifs, libres jusqu’à leur capture, en esclaves travailleurs, ce qui n’était pas simple. Ce processus de créolisation était à la fois un processus de désocialisation, de dépersonnalisation, de desexualisation, de décivilisation des captifs, et un apprentissage des rapports maître-esclaves, du travail contraints, de la langue dite ‘‘créole’’ ainsi que des formes culturelles encouragées et sélectionnées par les maître [….] L’autre groupe était formé des esclaves créoles, nés sur place au hasard des rapports sexuels entre les esclaves ou entre les libres et les esclaves. Ils étaient destinées aux travaux qualifiés : encadrement des Bossales, métiers nécessaires à l’entretien de la plantation, formation à la partie mécanisée des travaux, domesticité enfin. Ces esclaves apprenaient la langue créole, mais aussi celle du maître. C’était dans ce groupe que l’éducation, le travail personnel, l’affranchissement étaient possibles » (Florence GAUTHIER dans « L’aristocratie de l’épiderme, le combat de la Société des Citoyens de couleur 1789/1791, CNRS Editions, 2007, pp. 13-14). Attendu que c’est également ainsi que l'esclavagiste Poyen de Sainte-Marie rappelle aux autres esclavagistes que « Les commandeurs doivent recevoir l’ordre le plus absolu de ne point infliger aucune correction aux nègres débarquant de Guinée ; ils doivent, au contraire, leur expliquer avec quel douceur ce qu’ils ont à exécuter, leur faire remarquer leur faute par la voie de leurs compatriotes, qui doivent, autant que la chose est possible, être mêlés parmi eux lors du travail et logés dans leur voisinage ; on doit commencer à les corriger que lorsqu’ils sont assez créolisés pour être jugés capables de commettre des fautes avec connaissance de cause, car alors ils serait dangereux de leur tout passe » (J.B. Poyen de Sainte-Marie, De l’exploitation des sucreries ou Conseils d’un vieux planteur aux jeunes agriculteurs des colonies, an X (1ère éd. 1792), pp. 29-30). L’esclavagiste Monsieur Poyen de Sainte-Marie rappelant également que les Africains, après deux ans, ‘‘seront créolisés et d’excellents esclaves’’ (Ibid. p. 25). Attendu que par conséquent, constitue aussi une apologie de crime contre l’humanité le discours qui consiste à présenter comme étant une « richesse » le fait que les personnes mises en esclavage et leurs descendants ont été créolisés ainsi que les conséquences de cette créolisation. Alors que ce crime est contraire à toutes les règles du droit français comme du droit international. Attendu que le crime contre l’humanité qu’à été l’esclavage des Africains et de leurs descendants n’a pu durer plus de trois siècles que grâce à la mise en place par les esclavagistes d’un système visant à déshumaniser les Africains déportés, à les dépersonnaliser, à leur faire perdre leurs repères de personnes humaines libres pour qu’ils acceptent comme allant de soi la place d’esclaves au service de maîtres blancs au sein de la société esclavagiste. Attendu que la créolisation a donc été le socle idéologique grâce auquel les maîtres blancs ont pu perpétrer leur crime contre l’humanité dans une tranquillité relative. Attendu que la créolisation postule nécessairement l’eugénisme, c'est-à-dire la croyance en l’existence de plusieurs races, avec des races supérieures et des races inférieures, les premières créolisant les secondes afin de perpétuer leur domination. Cela est si vrai que Monsieur Roger de JAHAM parle de la créolité comme étant un « agrégat d’éléments biologiques » réunis sur le même sol par l’histoire. Il parle même de « chaudron de l’esclavage », de « patchwork d’hommes et de femmes » ayant la peau pale ou brune, les yeux clairs ou sombres le cheveu lisse ou crépu ». Dès lors que Monsieur de JAHAM estime que nous devrions pouvoir tirer une force prodigieuse de la créolité issue « du chaudron de l’esclavage », il fait nécessairement l’apologie de ce crime en mettant ainsi en exergue ce qu’il considère comme étant ses aspects positifs. C’est comme si les nazis venaient dire que la rencontre dans les camps nazis des juifs, catholiques, gitans et autres groupes humains a pu être un chaudron dont il y aurait lieu de tirer une force prodigieuse ! Il convient néanmoins de souligner que durant cette période nazie, les victimes européennes n’ont cependant jamais été créolisés. 2.Incitation et provocation à la haine raciale Juger de surplus, comme le fait l’association TOUS CREOLES ! et son président Monsieur Roger de JAHAM, que « Pourtant de cette richesse sont paradoxalement nées des frontières multiples, des relations complexes, des non-dits, qui génèrent une coexistence parfois rugueuse mais pourtant attachante, une affection amère, une chaleur teinté de ressentiment qui unit et désunit quotidiennement les Martiniquais », c’est également faire preuve d'un cynisme condamnable et provoquer à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race déterminée. C’est pourquoi, conformément à l’article 85 du Code de Procédure Pénale, et des articles 42 et suivants de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 modifiée, l’association Mouvement International pour les Réparations dit M.I.R. Martinique et le Collectif des fils et filles des Africains déportés dit C.O.F.F.A.D. portent plainte entre vos mains contre : 1.Monsieur Alfred FORTUNE en sa qualité de Directeur de la Publication du Journal ANTILLA ayant son siège au B.P. 46 - 97281 LE LAMENTIN Cédex 1 MARTINIQUE, en sa qualité d’auteur principal du délit d’apologie de crime contre l’humanité et du délit d’incitation et de provocation à la haine raciale, sur le fondement des articles 23, 24, 48-1, 48-2 et suivants de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 modifiée. 2.L’association TOUS CREOLES ! dont le siège social est situé Zone des Mangles, 97232 Le LAMENTIN (MARTINIQUE), prise en la personne de son représentant légale, en sa qualité de complice du délit d’apologie de crime contre l’humanité et du délit d’incitation et de provocation à la haine raciale, sur le fondement des articles 23, 24, 48-1, 48-2 et suivants de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 modifiée. 1.Monsieur Roger de JAHAM, né le 20 mai 1949 à Pointe-à-Pitre, demeurant Vallée Heureuse, 97212 SAINT-JOSEPH, président de l’association TOUS CREOLES ! dont le siège social est situé Zone des Mangles – 97232 Le LAMENTIN (MARTINIQUE), en sa qualité de complice du délit d’apologie de crime contre l’humanité et du délit d’incitation et de provocation à la haine raciale, sur le fondement des articles 23, 24, 48-1, 48-2 et suivants de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 modifiée. FORT-DE-FRANCE Le 14 Octobre 2010 à 14H Me D. MONOTUKA Me C. DUHAMEL Me A. COULIBALY Me F. LEBON Me G. E. GERMANY Pièces Jointes : -Copie de l’article de l’association TOUS CREOLES ! et de son président Monsieur Roger de JAHAM publié dans le journal ANTILLA N° 1412 du 15 Juillet 2010 ; -Copie des statuts de l’association MIR ainsi que le récépissé de déclaration de création de l’association MIR ; -Copie mandat donné au Président du MIR pour ester en justice dans cette affaire.
A POLOGIE DE CRIMES CONTRE L'HUMANITE : Plainte contre "Tous créoles", ...
PROCES DU COLONIALISME
Activités
Réparasyon sé rimèd violans par Garcin MALSA Pdt du MIR
GWADLOUP : Symposium pour le Réparations Motions du symposium sur les Réparations « QUELLES STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT POUR LE MONDE NOIR BASEES SUR LES REPARATIONS » Les participants au symposium sur les Réparations organisé par le CIPN, l’association RACINES et le Mouvement International pour les Réparations affirment que : 1)Le principe de Réparations reconnu par les instances internationales est une exigence non négociable qui peut s’appliquer immédiatement, à moyen ou à long terme, 2)La Réparation est consubstantielle de toute évolution statutaire pour les Nations sans Etats et s’accommode inéluctablement à des changements de société. Ces mêmes participants demandent comme revendications immédiates que : 1)L’Etat Français restitue au peuple Haïtien la rançon dont l’équivalent actuel est fixé à 22 milliards de dollars. Elle lui a été imposée pour avoir fait sa révolution en 1804 aboutissant à son indépendance. 2)L’Etat Français prenne des dispositions pour exiger des compagnies de transport des prix raisonnables afin de faciliter les liaisons entre les descendants d’africains déportés du continent américain et de permettre des relations durables avec le continent africain. 3)L’Etat Français désaffecte les sommes allouées à titre de dotations européennes ou autres aux collectivités de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte de sorte que les élus de ces collectivités en disposent librement en fonction des besoins qui leur sont propres. 4)L’Etat Français verse une redevance inconditionnelle à ces mêmes collectivités, en raison des conséquences matérielles et morales engendrées par ce crime contre l’Humanité, tant dans le cadre actuel que dans celui de leur accès à leur souveraineté. 5)L’Etat français prenne en charge les frais consécutifs à la volonté de changement de noms des descendants africains déportés à qui des noms humiliants ont été donnés. Ces mêmes participants exigent que comme conséquences de la loi TAUBIRA que : 1)Des négociations soient ouvertes entre des représentants des descendants d’africains déportés et l’Etat Français pour fixer les modalités et les indemnités pour répondre à leurs exigences sociales, économiques et culturelles immédiates, aggravées du fait du crime imprescriptible. Ces mêmes participants interpellent les candidats aux élections présidentielles françaises ainsi que tous les parlementaires pour qu’ils interviennent auprès des Etats européens afin que nos revendications auprès de l’Etat français soient prises en compte, d’une part, et qu’une loi similaire à la loi TAUBIRA soit promulguée dans tous les anciennes puissances esclavagistes. Ainsi approuvées toutes ces motions seront portées par un comité de suivi des Réparations dont les missions sont de : Rendre public les actes du symposium Préparer la collaboration avec le gouvernement de Saint Vincent qui s’est clairement positionner sur les Réparations en vue de préparer un symposium sur notre contribution à la reconstruction d’Haïti, Préparer le convoi de la Réunification de la famille africaine prévu au mois de janvier 2012, Préparer une assemblée générale pour permettre au Comité International des Peuples Noirs, au Mouvement International pour les Réparations, à l’association RACINES et toutes associations demanderesses de fonder une seule et même structure œuvrant pour l’exigence de Réparation, Etudier les différentes pistes financières (tontines, mutuelles, etc…) pour trouver les moyens de réussir nos projets en vue de la reconstitution de la famille africaine. Porter cette résolution aux instances de l’Organisation des Nations Unies et leur demander d’exiger que les Etats des anciennes puissances esclavagistes réparent les crimes commis durant la période esclavagiste, du XVème au XIXème siècles. Fait à Lamentin, Guadeloupe, ce 17 juillet 2011 traduit en 14 011
LETTRE OUVERTE aux Membres du gouvernement français à propos d’une dite « année des outre mer » en 2011. Mesdames, Messieurs, A l’orée de la deuxième décennie du troisième millénaire, la France a décidé d’exposer ses possessions « ultra marines » à la face du monde tout comme elle l’avait déjà fait dans les années 1930. Le gouvernement français a en effet, décrété que l’année 2011 serait celle des « outre mer français » c'est-à-dire des pays qu’elle appelait autrefois ses colonies. Pour ce faire, elle a créé un « commissariat général de l’année des outres mers français » chargé de la mise en œuvre des manifestations destinées à les promotionner. La parenté entre cette initiative et celle des expositions coloniales des années 1930 est évidente. Certes on n’exhibera plus des « nègres » en cage comme cela s’était fait à l’époque, mais exigence des temps dits modernes on étalera à la face du monde une « concentration de noirs » dans leurs œuvres, (artistes, sportifs "ultra marins etc.…"). D’emblée nous dénonçons une telle initiative qui porte atteinte à la dignité de nos peuples livrés, au travers de ces manifestations, en pâture à la curiosité des européens et de leurs touristes. Nous condamnons le fait que nos artistes, nos athlètes, nos artisans, nos sportifs, nos scientifiques s’exhibent devant un public européen sur le seul critère de leurs origines dite « d’outre mer » comme si ladite origine faisait d’eux des animaux de foire. La démarche raciste qui fonde cette initiative est si vraie que l’association la plus étroitement impliquée dans l’organisation de ces manifestations, est l’association « TOUS CREOLES » présidée en Martinique par le créole DE JAHAM. Or, l’association TOUS CREOLES est une association qui fait l’apologie de la créolisation, système qui constitue le socle idéologique grâce auquel les maîtres blancs ont pu perpétrer leur crime contre l’humanité dans une tranquillité relative. Dans son ouvrage intitulé « L’aristocratie de l’épiderme, le combat de la Société des Citoyens de couleur 1789/1791 l’historienne Florence GAUTHIER, rappelle ce qu’est la créolisation : Ce processus de créolisation était à la fois un processus de désocialisation, de dépersonnalisation, de désexualisations, de décivilisation des captifs, et un apprentissage des rapports maître esclaves, du travail contraints, de la langue dite ‘‘créole’’ ainsi que des formes culturelles encouragées et sélectionnées par les maîtres [….] C’est à l’issue de ce processus que les esclaves devenaient des « nègres créoles » Rappelons que si l’esclavage a pris fin, le système de créolisation consistant à soumettre l’afro descendant à la culture du blanc esclavagiste n’a jamais cessé. Au contraire, il s’est développé et la France a ainsi pu fabriquer "le domien, l’ultra marin", l’homme sans nation, sans Etat, sans patrie, sans culture propre, sans histoire, sans âme ; bref une sorte de sous homme qui correspond à la logique raciste de l’Europe. L’association TOUS CREOLES et son président en Martinique Monsieur Roger DE JAHAM qui n’hésitent pas à promouvoir ce système d’asservissement des personnes réduites en esclavage et leurs descendants, font actuellement l’objet d’une plainte pénale pour apologie de crime contre l’humanité devant les instances judiciaires de Fort de France. Or, le COLLECTIF DOM qui a reçu du « commissariat général de l’année des outre mer français » une subvention de 50 000 € a confié à la présidente de TOUS CREOLES PARIS, Nathalie FANFANT la coordination des journées de l’outre mer à Paris !!! De même, Patrick KARAM membre du gouvernement français délégué interministériel pour l’égalité des chances préside à des manifestations avec la présidente de TOUS CREOLES à Paris. Nous dénonçons avec force l’alliance entre les représentants de l’Etat et les associations qui telle l’association TOUS CREOLES font l’apologie du crime contre l’humanité que constitue le système de créolisation En fait, ces manifestations et la communication médiatique qui l’accompagne marquent l’affirmation de l’idéologie raciste fondée sur le mépris, la suffisance, que le président de la république française a toujours affiché à l’égard des afro descendants en particulier et des non blancs en général. C’est en quelque sorte ce qu’il a exprimé dans son discours au Sénégal en déclarant que « l’Afrique n’est pas encore entré dans l’Histoire ». De telles manifestations qui englobent la dite « année des outre mer » s’inscrivent dans une démarche qui est contraire à la loi Taubira « reconnaissant l’esclavage, la traite négrière comme crime contre l’humanité ». Loin de respecter le devoir de mémoire et le devoir de réparation et de dédommagement consécutif à tout crime, elles constituent un programme de manipulations mentales dans la logique de l’oubli et de la négation.Nous attendons des Parlementaires français qui ont voté à l’unanimité la loi Taubira en 2001 qu’ils interpellent le gouvernement français et son président Nicolas SARKOZY pour mettre fin au plus tôt à ces manœuvres racistes appelées « année des outre mer ».Au nom du principe des droits de peuples à disposer d’eux mêmes, reconnu par l’ONU, nous demandons à la France de cesser d’humilier les peuples qui sont encore sous sa domination.Nous exhortons tous ceux qui sont conscients de la portée méprisante et aliénante de ces manifestations qui déshonorent l’Humain, de ne pas y participer. Martinique Caraïbe Amérique Le 12 janvier 2011 Le Président du M.I.R. G. MALSA
Communiqué de presse du MIR: A l’ attention du Président de la République du Sénégal En tant que Président du MIR « Mouvement International pour les Réparations » je viens de prendre connaissance que vous vous apprêtiez à déclarer la traite des noirs comme crime contre l’humanité lors d’une conférence de presse le jeudi 25 février 2010 à 11h30. M’exprimant au nom des descendants d’africains déportés rendus esclaves. Je souhaiterais que vous exigiez réparations des crimes commis lors de cette tragédie humaine que l’histoire avait marginalisée pendant longtemps. Ainsi vous participerez à renforcer le combat que nous menons pour les réparations du crime contre l’humanité déjà reconnu par la France à travers la loi Taubira depuis 2001. Recevez Mr le Président de la République du Sénégal mes plus respectueuses et plus hautes civilités. Mr Garcin MALSA Maire de Sainte-Anne (Martinique) Président du MIR
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MIR Matinik Association régie par la loi du 1er juillet 1901 -Siège social: 3 rue du Plateau Fabre - Maison n° 5 - 97200 Fort-de-France